Genèse, création, chute

Le récit de la Genèse présente la doctrine de la création avec l’intention originelle de Dieu pour l’humanité.

Il contient le thème de la liberté et de la responsabilité de l’homme. L’histoire de nos origines avec le récit de la chute d’Adam et Eve sont des éléments fondateurs qui permettent de mieux saisir le plan de Dieu pour l’humanité.

Quelques aspects éthiques 

1. La mission de l’être humain

Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. Genèse 1.28

L’Eternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder. Genèse 2.15

«Multiplier, remplir, soumettre, dominer, cultiver »

L’homme et la femme sont appelés à mettre en valeur la création pour en exprimer les potentialités.
Dieu est à l’origine de tout. Rien n’échappe à son contrôle et sa puissance n’a pas de limite.
Quand on relit les premiers chapitres de la Genèse, on constate que tout est ordonné. Le chaos est repoussé et l’harmonie règne. Il n’ya pas de confrontation

2. Notre commune humanité

Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Genèse 1 26-27

Tout être humain, homme ou femme, est créé à la ressemblance, à l’image de Dieu.

Dans cette commune humanité se trouvent Adam et Eve. Ils sont fait de la même pâte humaine. En même temps, Ils sont distincts, non confondus sexuellement.
L’être humain est «un être avec » , un être de relation, homme avec femme et avec Dieu.

3.  Travail et repos

Le travail fait partie de la bonne création de Dieu. Il « travaille » à travers son œuvre créatrice.

La mission de l’homme au chapitre 2 de la Genèse s’apparente à l’horticulture. Par le travail l’être humain honore le créateur et accomplit une part de sa mission.

Mais le travail n’est pas tout. Dieu dans sa sagesse nous propose aussi le repos, Une pause salutaire. Se mettre à distance du travail quotidien, quitter les préoccupations habituelles et reconnaître explicitement la place de Dieu. C’est aussi reconnaître notre dépendance de Dieu : subsistance à travers le travail et jouissance du fruit de ce travail.

4.  Création et environnement

L’être humain reçoit une mission relative à la terre, aux animaux et au jardin.

C’est un mandat culturel : «soumettre, dominer, cultiver et garder ».

Une bonne et sage gérance s’oppose à l’exploitation égoïste et sans limite de la terre et de ses richesses. «Prendre soin » et cultiver confère alors des responsabilités accrues. Il devra rendre des comptes à son créateur.

Un Dieu d’alliance

À travers ses différents aspects éthiques nous comprenons que Dieu se révèle comme un Dieu qui veut faire alliance avec les hommes. Le jardin d’Éden est ainsi un cadeau d’alliance pour l’humanité.

Une limite à respecter

Dans ce contrat le créateur pose une limite à l’homme. Il lui demande de la respecter. Il l’informe des conséquences du non-respect de cette limite.

L’Eternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder. L’Eternel Dieu donna cet ordre à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin. Mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.Genèse 2.15-1

Liberté de choix

Il y avait toute sorte d’arbres à l’aspect agréable et aux fruits délicieux. Ils étaient la disposition de l’homme pour se nourrir.

La générosité de Dieu est évidente, palpable. Cependant pour qu’existe une réelle liberté, il est nécessaire d’avoir le choix et d’exercer le libre arbitre.

Responsabilité du choix

Mais qui dit liberté dit aussi responsabilité face aux conséquences qui découlent de notre choix. Dieu est rempli d’amour envers nous. Il ne désire pas être servi par des robots ou des esclave.

Alliance rompue

Dieu a désiré proposer à l’homme d’entrer dans une alliance. Chaque partie respecte le contrat dans un climat de confiance et de respect l’un pour l’autre.Mais voilà, avec le récit de la chute, nous sommes témoins de la rupture de cette alliance, par la désobéissance de l’homme et de la femme.

 

Le récit de la chute : Genèse 3.1-13

Le serpent, un animal créé par Dieu.

Il n’est ni particulièrement mauvais, ni différent d’un autre animal.Ici il parle, il s’exprime de manière compréhensible pour l’homme, Il suit un raisonnement logique.

Dans le contexte de la chute, le serpent symbolise le mal.

Il personnifie les puissances mauvaises qui se sont révoltés contre Dieu. Cette image colle à la peau du serpent. En effet il occupe une large place dans la mythologie, les sciences occultes et la magie noire.

La stratégie de Satan pour nous piéger

Le récit de la chute est un archétype ou un modèle de stratégie souvent utilisé par Satan pour nous piéger. Bien connaître la manière dont il s’y prend peut nous aider à résister à la tentation.

Pas d’opposition frontale et claire mais insinuation sous forme de doute

«Est-ce vrai que Dieu a dit ?»

Amoindrir l’autorité de la parole de Dieu et l’ordre clair et sans équivoque formulé auparavant.

Mélanger le vrai (vérité) et le faux (erreur) dans une même affirmation

Le serpent : «pas du tout, vous ne mourrez pas »

Faux ! Le seigneur l’a dit explicitement.

La principale conséquence de ce choix, c’est la mort.

Le serpent : «Mais Dieu le sait bien. Le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et  vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal »

Dans ces propos le vrai et le faux sont mélangés.

Oui, c’est exact, la perspective c’est un accès la perception de ce qui est bon mauvais.

En revanche deux petits mots sont ajoutées : «vous serez comme lui », capable de « choisir » entre le bien et le mal.

C’est faux ! L’homme est fait l’égal de Dieu, ce qu’il n’est pas.

Il s’avère incapable de gérer, de choisir entre le bien le mal.

Les avancées technologiques et les progrès de la science soulèvent des questions éthiques compliquées et difficiles à résoudre. Par exemple, dans le domaine de la bioéthique, la gestation pour autrui.

Provoquer la convoitise, la déclencher

La femme vit que ces fruits «donnaient envie d’en manger »
Les propos du serpent ont déclenché la convoitise. La convoitise a fait le reste pour aboutir à la désobéissance.

Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort. Jacques 1.14-15

Une stratégie assez constante à travers l’histoire.

  • Introduire le doute dans notre pensée face aux affirmations de la parole
  • Mélanger subtilement le vrai le faux
  • Faire appel à la part de convoitise en nous.

A examiner avec attention

Examinons-nous honnêtement nous-mêmes. Nous allons discerner à travers les différentes tentations que nous avons rencontrées l’un ou autre des éléments cités plus haut.

Enjeu principal : autonomie de l’homme face à Dieu

L’enjeu principal en question est l’autonomie de l’homme face à son créateur.

Quel paradoxe ! C’était perdre la proie pour l’ombre, quitter le domaine de la liberté pour tomber dans l’esclavage du péché.

Conséquences : peur, honte, relations dégradées

Les conséquences principales sont la peur et la honte ainsi que des relations dégradées vis-à-vis de Dieu et entre les hommes.

« Le salaire des péchés c’est la mort… »

Sacrifice du Christ pour une réelle liberté

Par amour pour nous les humains, Jésus-Christ a donné sa vie librement pour que nous retrouvions la vie

«Si le fils vous affranchit, vous serez réellement libres» dit jésus.

En vertu du sacrifice de Jésus-Christ et par son Esprit nous pouvons jouir d’ une réelle liberté.

W.K.