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Pour se familiariser avec la foi biblique protestante

Comment être sauvé ? La vie éternelle ?

 Comment être sauvé ?

Marc 10 :17-27

En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »

Jésus lui dit : «Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »

L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse.»

Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit: « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.»

De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ?» Jésus les regarde et dit: « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »

Pour comprendre ce texte, il faut comprendre vers quel but Jésus veut amener ses disciples. Jésus savait où se situaient ses disciples spirituellement, et il savait vers quel but il voulait les emmener.

Les Béatitudes

L’enseignement de Jésus commence par les Béatitudes et se termine avec ce passage de Marc. Après ce texte, les évangiles relatent encore quelques paraboles sur le royaume des cieux et la passion.

Un enseignement surprenant

Dès le début, Jésus surprend ses auditeurs et ses disciples. Voici un extrait des Béatitudes :

Heureux ceux qui sont humbles, car Dieu leur donnera la terre en héritage.
Heureux ceux qui sont opprimés pour la justice, car le royaume des cieux leur appartient.

En opposition avec les principes du monde

Il y a de quoi être surpris par les Béatitudes car leur enseignement est en opposition aux principes qui gouvernent ce monde.

Selon cet enseignement, Jésus déclare comme adultère celui qui convoite une femme.

Un peu plus tard, Jésus dit encore qu’il fallait aimer ses ennemis et Celui qui traite son frère de fou est bon pour le feu de l’enfer.

Un peu plus tard, Jésus ajoute qu’il fallait se couper la main si elle nous faisait tomber dans le péché ou s’arracher l’œil s’il était une source de péchés. Cependant l’histoire chrétienne ne montre pas de croyants qui se sont arraché un œil ou coupé une main.

Exigences sévères et bienveillance

Jésus précise de plus en plus les exigences du royaume de Dieu et les disciples vont de surprise en surprise.

Giovanni Battista Benvenuti dit l’Ortolano : le Christ et la femme surprise en adultère (1524)

Jésus montrait les exigences très sévères du royaume de Dieu et au même temps, il était bienveillant avec une prostituée ou avec Zachée, un fonctionnaire corrompu. Avec ceux qui péchaient le moins, Jésus était très sévère, en particulier avec les chefs religieux qui respectaient toutes les nombreuses lois du judaïsme.

Le but de l’enseignement de Jésus : faire comprendre qui peut être sauvé

Ce texte de Marc nous donne une explication de l’enseignement de Jésus et nous permet d’en comprendre le but. Voici la conclusion du texte :

Qui peut être sauvé ?

Possible seulement par l’intervention de Dieu

Jésus les regarde et dit:  Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu.

La prostituée ou le fonctionnaire corrompu savaient que c’était impossible pour eux d’être sauvés sans l’intervention de Dieu.

Impossible par les efforts des hommes

Les pharisiens, eux, pensaient que Dieu devait les accepter parce qu’ils respectaient toutes les lois. Jésus doit leur montrer qu’il est impossible pour les hommes d’être sauvés par eux-mêmes.

Possible seulement par le sacrifice du Christ à la croix

Le Christ au jardin des Oliviers, Lucas Cranach, 1520

Jésus a amené les disciples pas à pas vers ce but, même si les disciples l’ont seulement compris après la résurrection. Après la résurrection, les disciples ont compris que le salut n’est possible que par le sacrifice de Jésus Christ.

Puissions nous aussi faire confiance à Jésus Christ pour notre salut plutôt que de compter sur le respect des lois.

Faisons confiance au Christ pour notre salut

P. Strack

Chute, souffrance et souveraineté de Dieu

Si Dieu est maître de tout, pourquoi la chute, le péché originel, la souffrance ?

Dieu, dans sa toute-puissance n’aurait-il pas pu les empêcher ? en garantir le chrétien ?

Quel gâchis !

La création et la chute de l’homme – Mariotto Albertini (1474-1515

En lisant les premiers chapitres de la Genèse, vous vous êtes peut-être aussi déjà dit : « Mais quel dommage ! À peine l’homme est-il installé dans ce magnifique paradis, le voilà qui gâche tout par sa bêtise ! Quelle folie ! N’y avait-il vraiment pas moyen d’éviter cela ?

On ne peut changer le passé

Cette question est futile en ce sens qu’il est absurde de vouloir changer le passé, mais elle touche en fait une caractéristique fondamentale de toute la Création et mérite quand même d’être examinée sérieusement.

1. Ah, si seulement Dieu avait détruit Satan

Genèse 1. 27 ; 2.16 et 3. 1

La création et la chute de l’homme (1514-1515) – Mariotto Albertini (1474-1515)

« Dieu n’aurait pas dû permettre la tentation en Eden et, vu sa toute-puissance, il lui aurait suffi de détruire Satan, avant qu’il ne puisse nuire. » Raisonnement logique, typiquement humain : en face d’un problème on recourt spontanément, parfois sans vraiment réfléchir, à la violence.

Deux cadeaux : l’intelligence et la liberté

À la création l’homme a reçu, parmi beaucoup d’autres, deux cadeaux qui sont le reflet de son Créateur : l’intelligence et la liberté. Or comment sait-on que quelqu’un est est libre ? Quand il a le choix, quand il peut faire un choix guidé par sa réflexion.

Jouissance égoïste ou obéissance confiante ?

Or en face du fameux arbre en Eden Adam avait le choix entre la jouissance égoïste, fermée sur lui-même, et le devoir d’égard envers ses semblables et l’obéissance confiante envers son Créateur. Donc : 1er point : il était libre.

Liberté pour le bien ou pour le mal ?

Ensuite cette liberté a besoin d’être testée, éprouvée, pour démontrer si l’homme va l’utiliser pour le bien ou pour le mal. Supprimer Satan d’emblée, avant ce test de Genèse 3, aurait été la manière faible et inintelligente d’exercer la toute-puissance. Certes cela aurait supprimé toute contestation de l’autorité de Dieu. Mais cette question de Satan serait toujours restée posée, sans réponse : Dieu a-t-il vraiment dit, peut-on faire confiance à une parole de Dieu, Dieu mérite-t-il qu’on fonde sa vie sur ses paroles ? Avouons qu’elle est fondamentale et qu’elle appelle une réponse vraiment nette et définitive.

Concilier justice, sainteté et compassion

Là se joue un test révélateur pour tous les innombrables prétendus dieux de ce monde. Qui parmi eux va se donner la peine, va se montrer capable de concilier la justice, la sainteté envers le péché et la compassion et l’amour pour le pécheur ?

Seul Jésus Christ a réussi à concilier l’inconciliable

Seul Jésus-Christ a eu ce courage et la sagesse qui réconcilie parfaitement ces deux  extrêmes logiquement inconciliables. Lui seul a su atteindre ce résultat, non dans une construction théorique acrobatique, mais dans la pratique ; non dans un déploiement exceptionnel de puissance, comme l’auraient peut-être attendu des hommes, mais dans l’impuissance extrême et l’humiliation honteuse et même injuste d’une mort d’esclave.

Satan privé de sa puissance

Là Satan, le contestataire d’Eden s’est non seulement vu clouer définitivement le bec, mais aussi dépouiller de toute sa puissance. Il n’a plus désormais que les moyens que l’homme, dans son incroyance envers Dieu, lui accorde en croyant à ses mensonges.

Jésus totalement confiant jusqu’à la croix

Mais la question de Gn 3.1 a reçu sa réponse majestueuse dans le dépouillement total du Crucifié. C’est vrai, Dieu avait bien dit de ne pas manger d’un certain arbre en Eden, mais c’était par amour de l’homme et non pour se réserver des privilèges égoïstes. Oui, on peut faire confiance à n’importe quelle parole prononcée par Dieu : Dieu se tient derrière elle et la réalise pour quiconque s’y attend. Oui, Dieu est digne qu’on fonde toute sa vie sur ce qu’il dit : Jésus l’a fait et a ainsi pu accomplir une œuvre d’amour d’une valeur éternelle.

Une confiance qui a surmonté le mal

Un homme a surmonté le mal par confiance en Dieu, par amour pour lui : Jésus. La rançon d’amour qu’il a ainsi versée à la justice, pulvérise l’obstacle du péché entre la créature et son Créateur, elle suffit pour purifier le pécheur dans la confiance en Dieu et pour instaurer entre les deux une relation d’amour éternelle.

Et le nouveau peuple que Jésus a ainsi suscité à son Père apporte à son tour la preuve de cette fiabilité par toute son action à la gloire de son Re-créateur.

La perfection de Dieu : aimer sa créature
La gloire de Dieu : en être aimé en retour

La perfection de Dieu, c’est d’aimer sa créature. Sa gloire, c’est d’en être aimé en retour, pour lui-même.

En nous rappelant ainsi ces réalités, nous mesurons le gâchis qu’entraîne tout manque ou refus de confiance au Créateur pour l’individu et son entourage. Et on est émerveillé de la sagesse, de l’amour que Dieu a mis en oeuvre pour apporter une vraie réponse à la question posée. Et il y a une conséquence logique qui découle de tout cela : « Il faut que Dieu soit reconnu comme disant la vérité et tout homme qui s’oppose à lui comme menteur, car il est écrit : Tu seras toujours reconnu juste dans tes sentences et tu seras vainqueur lorsque tu juges. » (Rm 3.4)

2. l’amour de la créature pour son créateur

… malgré la souffrance, malgré les difficultés…

Job 1. 8 -11

La Bible n’est pas un livre sacré qui contourne prudemment les problèmes délicats ou qui emballe sa réponse dans un nuage de conditions ou d’approximations. Elle prend les difficultés de front, souvent dans le cadre de l’expérience pratique, vécue.

Satan contre Job !

Voici, à cet égard, un 2e cas très analogue à celui de Genèse 3 où le même Satan conteste Dieu de façon encore plus radicale. C’est le problème fondamental posé par le livre de Job, un livre qui inquiète bien des chrétiens et dont certains commentaires sont des simplifications bien superficielles.

Pour le diable : pas d’amour inconditionnel, sans contrepartie

D’une manière gratuite et méchante Satan agresse Dieu au sujet de Job : « Est- ce vraiment pour rien (= de manière désintéressée) que Job révère Dieu ? » La question est sournoise et porte la marque typique de son auteur. Satan qui a créé ou au moins inspiré tout ce qui se fait comme religions dans le monde leur a, à toutes, donné le même esprit, celui du commerce : si tu me donnes, je te donne ; je t’offre ceci, tu m’accordes cela et si tu ne me donnes pas ce que je t’ai demandé, j’irai voir ailleurs. On n’a rien pour rien, le « gratuit » n’existe pas plus dans le monde religieux que dans le monde commercial, même si les publicités en sont pleines. Et pour revenir à Job, selon Satan, si Job révère Dieu, c’est par intérêt, c’est pour garder les nombreuses bénédictions que Dieu lui a accordées.

… Sans avantages, on se détourne de Dieu

Cette nouvelle question de Satan est au moins aussi essentielle que la première. Satan qui ne sait pas ce qu’est l’amour, peut encore bien moins concevoir un amour inconditionnel, sans contrepartie. Selon lui, si Job révère Dieu, c’est parce que Dieu lui a donné la prospérité, la paix, la considération sociale… Et si Dieu lui retirait quelque chose de tout cela, Job se détournerait sûrement de Dieu ou le maudirait, comme le lui suggère sa femme.

Amour inconditionnel ou donnant donnant ?

Dans Genèse la question était de savoir si Dieu et ses paroles méritent une confiance entière, jusqu’à engager sa vie sur elles. Ici elle est de savoir si un amour inconditionnel est possible, concevable entre le Créateur et sa créature ou si cette relation n’est qu’une affaire de donnant donnant.

Job au coeur d’un test opaque et de problèmes révoltants

Dieu connaît Job et accepte le test. Job ignore cet arrière-plan et il faut qu’il l’ignore, pour que le test soit honnête. Mais il va de ce fait se débattre dans un nœud de problèmes absolument inouï et révoltant.

Un cri de désespoir vers Dieu

Pourtant il rejettera avec vigueur la religion simpliste de ses amis, il appelle Dieu à se manifester et à répondre à ses questions. Il lui crie son désespoir face à ce silence, en fait nécessaire, mais n’acceptera jamais de mettre l’honneur de Dieu en question, ce qui était la visée de Satan.

Oui : On peut aimer Dieu sans condition

Ainsi un deuxième point essentiel est acquis : oui, Dieu mérite qu’on l’aime sans condition. Un homme peut aimer son Dieu sans attendre de lui une contrepartie, Dieu mérite d’être aimé même dans les difficultés, quand les circonstances démentent son amour. Il en a le contrôle et sait où il veut en venir, sans abandonner le croyant. Et, à la fin du récit il approuvera magnifiquement l’attitude de Job

Amour vérifié dans l’épreuve

Pour être réelle, la liberté avait besoin d’être mise à l’épreuve. Il n’est pas anormal non plus que l’amour soit appelé à vérifier son authenticité dans une épreuve.

3. Pourquoi Dieu laisse-t-il sur terre le chrétien racheté

Certes le chrétien a été racheté, purifié du péché qui faisait obstacle entre lui et son Père céleste. Mais il lui arrive encore si facilement et si souvent de retomber dans le péché, le manque de confiance, le manque d’amour. Pourquoi Dieu le laisse-t-il sur cette terre, au lieu de le prendre avec lui au ciel ? Pourquoi, au lieu de bloquer ou même de détruire dès maintenant Satan qu’il a déjà vaincu, lui laisse-t-il cette latitude d’action ?

Jusqu’à quand ?

Aussi, à travers le NT, retentit cette question : jusqu’à quand ? Celle-ci n’est pas posée méchamment par le diable, mais souvent avec angoisse ou douleur par les enfants de Dieu, surtout quand ils sont maltraités à cause de leur confiance, de leur amour pour Dieu.

La souveraineté de Dieu dans son plan éternel pour la création

Ce qui est en jeu, cette fois, c’est la maîtrise totale de Dieu dans l’histoire, sa maîtrise des évènements. Ces chrétiens savent que l’histoire est la mise en oeuvre d’un plan éternel de Dieu pour toute sa création, mais ce qui les déroute, au premier degré, c’est la manière si différente de Dieu de concevoir et de gérer le temps. Et plus profondément bien des chrétiens n’ont pas compris quel objectif final Dieu veut atteindre par son plan.

Un plan réalisé par l’amour et la sainteté en Jésus-Christ

C’est sûr, tout va vers un but, vers un point final dans le futur où Dieu lui-même viendra faire le bilan de toute l’histoire et inaugurer un tout autre ordre de choses.
Or, en attendant, Dieu poursuit sans bruit la réalisation de son grand dessein. Dans cette humanité et cette création souillées par le péché, il introduit un homme en qui il incarne en particulier ses deux qualités maîtresses : l’amour et la sainteté.
Jamais l’humanité n’avait vu un de ses représentants, aussi simple, ordinaire, s’élever à un tel degré de noblesse dans l’amour du prochain : Rm 5. 6-8.

Incarné dans l’abaissement et la discrétion

Il l’a fait non pas pour un ami, mais pour l’humanité pécheresse. Il l’a fait non dans une apothéose glorieuse comme dans un roman héroïque, mais dans l’abaissement total de l’exécution d’un esclave, organisée dans le cadre d’un crime d’État. Ses 33 ans de vie, dans la discrétion d’une petite ville rurale, d’une culture largement méprisée à l’époque, ont été pour Dieu le moyen de révéler à la face de l’univers visible et invisible, une réalité que le monde ignore, qu’aucune religion ne pratique : la sainteté, la sienne, ainsi incarnée dans le naturel quotidien d’une vie humaine.

Manifesté dans la mort  par amour de Jésus

Le Christ portant sa croix, Maître de Delft, fin du 15e s

Or c’est la vie sainte de ce Jésus, l’efficacité transformatrice de sa mort choisie par amour, qui sont capables, et elles seules, de délivrer l’humanité et toute la création du péché et de son ferment destructeur. Cela, il s’agit de le faire savoir à tout homme et, dans sa sagesse, Dieu en confie la mission à l’Église, à ceux qui se sont confiés en lui.

Le chrétien témoin de la confiance et de l’amour pour Dieu

Voilà pourquoi le chrétien reste sur terre, même en milieu hostile, pour témoigner que Dieu mérite une vraie confiance et un amour inconditionnel… que cette attitude garde son sens et sa force même quand elle est ridiculisée ou entraîne la persécution. C’est inévitable quand on est encore en route entre le déjà sauvé et le pas encore réuni avec le Sauveur.

Deux forces pour vaincre le mal  : l’amour et la sainteté de Dieu

Il s’agit que les hommes aveuglés par la sensualité et l’égoïsme voient et donc sachent qu’il y a deux forces portées par le Saint-Esprit et capables de vaincre le mal : l’amour et la sainteté de Dieu. N’importe qui peut les recevoir dans sa vie en la confiant à Jésus, c’est à dire en exerçant sa liberté et son intelligence.

Et pour libérer la création

Alors la création, elle aussi et toute entière, pourra être libérée du fardeau du péché : Rm 8. 19-23. Il n’y a donc pas que les chrétiens qui soupirent en disant « Jusqu’à quand ? », la création entière est dans la même attente anxieuse de voir l’accomplissement définitif du plan de Dieu et sa restauration dans une pleine communion avec son Créateur. « Et c’est cet Esprit qui constitue l’acompte de notre héritage, en attendant la délivrance du peuple que Dieu s’est acquis.

Pour célébrer la gloire de Dieu

Ainsi tout aboutit à célébrer sa gloire. » (Ephésiens 1.14) = chanter de tout cœur et dans une formidable chorale universelle notre amour pour notre Père et notre Frère célestes. Voilà la pièce maîtresse de notre avenir. Dès demain peut-être !

J.J.Streng

Jacob et l’ange : la minute de vérité

Jacob et l’ange

Voici la minute de vérité pour Jacob, après un passé parfois trouble et face à un présent menaçant.

Seul sur une longue route

Un torrent serpente dans une région montagneuse à la frontière est du pays de Canaan. Un homme seul dans la nuit, seul avec lui-même, seul avec ses pensées, ses souvenirs, son angoisse.

Désert de Padam-Aram

Une longue route depuis la région de Paddan Aram, en Mésopotamie du nord, au nord est de la Turquie actuelle

2 femmes, – la plus jeune en attente d’enfant, avec leur 2 servantes, 11 fils et des filles, des serviteurs et un grand, grand  troupeau qui s’étire le long du chemin.

Retour au pays natal

Dieu l’a ordonné. Et il a  déjà donné auparavant deux indices de sa sollicitude

Retourne au pays de tes pères, auprès de ta parenté, et je serai avec toi… Gn 31.3
Je suis le Dieu de Béthel, … où tu m’as fait un vœu. Maintenant, lève toi, quitte ce pays et retourne dans ton pays natal. »
(Gn 31.13)

Mais aussi fuite, à la sauvette.

L’employé, lésé dans sa qualification et son salaire est parti avec les outils de production. Il a emmené avec lui le personnel le plus compétent et les filles du patron pendant que celui-ci avait le dos tourné. Bref, comme on le dit parfois, il est parti avec les chèvres, le lait des chèvres et les mains des bergères….

De qui peut-il bien s’agir ?

C’est bien lui Jacob ( IAKOB) le trompeur

le rusé, debout au bord du Jabbok (IABBOK) le torrent sinueux, qui serpente. L’hébreu aime faire réfléchir avec les jeux de mots construits sur des sonorités.

Jacob le pas droit, le pas franc. Il a toujours serpenté, louvoyé, avec ses solutions à lui pour se tirer d’affaire.Tant pis pour Laban, son oncle et beau–père. Il n’aurait pas dû l’escroquer comme ça.
Le contrat d’embauche : 7 ans pour les beaux yeux de Rachel…Seulement c’est Léa qu’il découvre dans son lit, le lendemain matin de la noce… Contrat renouvelé, 14 ans pour les deux filles, mais à quel prix : querelles, jalousies.

Un gros problème…Mais Dieu est présent

Laban, le beau-père et ex-employeur  le rattrape dans les collines, à l’est du Jourdain. Jacob a quand même toujours de la répartie. « Tu m’as roulé, je t’ai roulé ». Les deux compères sont faits pour s’entendre. Jouer des sales tours est une affaire de famille.

Jacob est sûr de son bon droit. Comprend-il le nouvel indice ? Si tu te tires de ce mauvais pas souligne Laban, c’est bien parce que Dieu m’a parlé en rêve :

Garde-toi de dire quoi que ce soit à Jacob, ni en bien ni en mal (Genèse 31. 24-29)

Laban était le problème. Laban est reparti en paix. Pas Jacob.

Jacob reçoit encore un nouvel indice de la protection de Dieu :

Il rencontre deux anges à Mahanaïm (les deux camps) Gen 32.2-3

Pourtant Jacob tremble devant la plus grosse échéance.

Il faut affronter l’escroquerie gigantesque, son escroquerie à lui !

Jacob le trompeur, né avec dans la main le talon d’Esaü :
« essaie un peu de courir plus vite que moi et je te bloque »

Le récit est bien connu. Jacob a subtilisé le droit d’ainesse, avec une soupe aux lentilles. Il a grugé son vieux père aveugle avec la complicité de sa mère. La bénédiction patriarcale, il l’a bien eue, mais de quelle façon ?

Esaü fou de rage veut l’occire, sa mère affolée cherche des solutions.
File chez mon frère et reste là-bas quelques mois, en attendant que ça se calme.

Il est arrivé chez oncle Laban, les habits sur le dos, le bâton à la main. Plus d’héritage. Plus rien !

20 ans ont passé. Est ce qu’« il » s’est calmé ?  Non !

L’esquive

Quelques domestiques envoyés chez Esaü à Séïr testent le terrain.

Comment mettre toutes les chances du côté de Jacob ? Comment amadouer Esaü ?

Observons un peu les sous entendus de Genèse 32.4-5

Ton serviteur Jacob… Mon Seigneur Esaü ! / oublie que je t’ai piqué ta place d’aîné…

Je reviens au pays … avec beaucoup de bétail / je suis riche, n’aie pas peur, j’en ai largement assez, je ne te réclame rien.

Le calcul ne marche pas. L’escroquerie est restée en travers du gosier d’Esaü.

Un comité d’accueil musclé de 400 hommes marche à sa rencontre (32.7)

Frayeur, angoisse : que faire ? En sauver le maximum ! Calcul. Divisons-nous, pendant qu’Esaü s’occupe des uns , les autres pourront se sauver. Peut-être !

  On récolte ce qu’on a semé…On paie l’échéance…

Prière de la peur, appel au secours de l’angoisse

« délivre moi de mon frère Esaü, car j’ai peur qu’il vienne me tuer, sans épargner ni mère, ni enfant ». (32.11)

Prière du désespoir face aux conséquences inévitables de nos négligences, de nos péchés.

Les multiples crédits ont détruit le budget. L’huissier est à la porte : payez ou je saisis les meubles ! On a mangé et bu toujours au dessus de la limite… Et c’est la maladie…grave, l’hôpital…ou pire.  Ici, c’est une question de vie ou de mort.

La peur donne des ailes… vers le ciel

Si la peur ne pousse pas à la révolte ou à la lâcheté, la peur fait au moins prier. Délivre-moi, j’ai peur… Gn 32.12

Elle fait se rappeler les bienfaits de Dieu : les faveurs que tu as témoignées avec tant de fidélité Gn 32.11

Espérer dans les promesses de Dieu :  Tu m’as dit je te ferai du bien Gn 32.10

Et voici l’idée géniale.. plutôt le calcul tout humain

Apaiser le frère courroucé par un cadeau royal.. ..

cadeau n° 1… cadeau n° 2 …cadeau n° 3, …Esaü recevra un cadeau différent à peu près à chaque heure… De quoi impressionner !

Sa famille mise en sécurité clandestinement de l’autre côté du torrent/ frontière, Jacob est tout seul…

Esaü, voilà mon problème.

580 têtes de bétail habilement réparties.  Les cadeaux seraient-ils la solution ?

  Genèse 32.25-33

25 Jacob resta seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu’à l’aube. Quand l’adversaire vit qu’il n’arrivait pas à vaincre Jacob, il lui porta un coup à l’articulation de la hanche qui se démit pendant qu’il luttait avec lui. Puis il dit à Jacob : – Laisse moi partir, car le jour se lève.
Mais Jacob répondit : – Je ne te laisserai pas aller avant que tu ne m’aies béni. – Quel est ton nom ? demanda l’homme. – Jacob, répondit il. – Désormais, reprit l’autre, tu ne t’appelleras plus Jacob mais Israël (Il lutte avec Dieu), car tu as lutté avec Dieu et avec les hommes et tu as vaincu. Jacob l’interrogea : – S’il te plaît, fais moi connaître ton nom. – Pourquoi me demandes tu mon nom ? lui répondit il. Et il le bénit là. Jacob nomma ce lieu Péniel (La face de Dieu) car, dit il, j’ai vu Dieu face à face et j’ai eu la vie sauve. Quand il eut passé le gué de Péniel, le soleil se leva. Jacob boitait de la hanche. C’est pourquoi, jusqu’à ce jour, les Israélites ne mangent pas le muscle de la cuisse fixé à l’articulation de la hanche, car c’est là que Dieu avait frappé Jacob
.

Minute de vérité

Pas un bruit, à peine le murmure du torrent en bas… Obscurité complète.

Aïe : une masse d’au moins 100 kg vient de lui tomber dessus.

Esaü ! l’un de ses hommes, son ange, un démon… ! Minute de vérité !

Alors un homme lutta avec lui jusqu’à l’aube.

L’homme, au nom jamais prononcé et Jacob  (IAKOB) s’empoignent (IABAQ) se couvrant de poussière (ABAQ) au bord du torrent (IABBOK).

Toujours illustré par les jeux de mots en Be QKe. IAKOB au bord du IABBOK : sinuer,  serpenter,  tromper. C’est fini.  On s’empoigne (IABAQ) dans la poussière, (ABAQ). On fait face à la réalité.

Le bord du torrent, l’endroit de la lutte : Pas les rives herbeuses et douces des ruisseaux de nos montagnes. Mais des rochers et du sable siliceux qui égratignent le dos de celui qui est à terre.

Jacob se relève, il tient bon, il a encore de la ressource. Il glisse sur la roche, il se retient de justesse. Il s’arcboute, pousse l’autre de toutes ses forces…l’adversaire recule…

Ouou…ouille… aïe … ma jambe ! Un doigt à l’emboiture de la hanche, l’articulation a sauté.

Quand l’adversaire vit qu’il n’arrivait pas à vaincre Jacob, il lui porta un coup à l’articulation de la hanche qui se démit pendant qu’il luttait avec lui. (32.26)

Pantin désarticulé, Jacob glisse. Et pourtant il ne cède pas encore. Il ne lâche pas.

Il a compris qui est l’adversaire. Pas un homme, pas n’importe quel esprit ou ange.

Jacob a toujours fui quand il ne pouvait ni rouler, ni manœuvrer l’autre.

Ici, Dieu lui-même, sous forme de l’ange de l’Eternel, vient lui régler son compte. Il le pousse à bout, dans ses retranchements.

Difficile à imaginer : Dieu attaque quelqu’un par surprise.

Dieu se bat avec lui toute la nuit en se roulant dans la poussière. L’ange de l’éternel, la manifestation de la 2e personne de la Trinité, le Logos pas encore incarné en Jésus-Christ s’attaque à un homme. Il lui flanque des coups tellement physiques.

Dieu se roule avec Jacob dans la poussière

le spirituel n’est jamais détaché du réel. Dieu aime tellement cette poussière dont il a fait l’homme qu’il viendra lui-même s’incarner, devenir homme en Jésus-Christ. Il viendra vivre comme un homme, vivre les souffrances des hommes et mourir sur la croix pour nos péchés bien réels.

Jacob a compris. II a toujours lutté pour profiter des bénédictions mais en passant sur les autres, quitte à les faire souffrir.

Au moment de la plus grande douleur qui le jette à terre, quand toutes ses ressources sont anéanties, il s’accroche à son adversaire et le retient pour ne pas s’écrouler.

C’est la première étape : la crise

Dieu attire l’attention

Jacob, XXX, oui, toi,  tu ne peux pas gagner, tu t’épuises de plus en plus… Que vas tu faire maintenant ?

Dieu veut attirer son attention, notre attention.

On ne change pas, à moins d’être mal à l’aise, mal dans sa peau. On ne change pas tant qu’on ne se sent pas malheureux. On ne change pas avant de se trouver en pleine crise. C’est Dieu qui provoque la crise pour attirer l’attention.

La mère aigle secoue le nid de son jeune. Puis elle le fait tomber pour l’obliger à apprendre à voler – pour son bien .

Dieu agit ainsi dans nos vies. Il nous met dans une situation difficile si c’est nécessaire pour nous motiver. Il sait ce qui est le mieux pour nous et il veut que nous progressions. Il permet une crise, un problème, une irritation ou une frustration dans nos vies pour attirer notre attention. Cette crise est nécessaire. Quand la souffrance est plus forte que notre peur du changement, alors nous réfléchissons. La crise est la première étape du changement dans nos vies

La 2e étape, la persévérance

Laisse- moi partir, car le jour se lève.

l’Eternel retenu par les bras d’un homme blessé, l’Eternel qui ne peut ou ne veut pas se dégager mais demande de le laisser partir

– Je ne te laisserai pas aller avant que tu ne m’aies béni

Jacob a déjà été béni plusieurs fois. Mais ici, changement radical, c’est un abandon, une conversion.

Jacob  persévère dans sa situation difficile jusqu’à la bénédiction.
Blessé, épuisé – Mais engagé à 100% jusqu’à ce que Dieu le bénisse.

Dieu attire notre attention par une crise. Mais il ne donne pas toujours de solution rapide. Notre problème, nos soucis du moment résolus, c’est bien, mais pas encore satisfaisant. Dieu nous invite à entrer dans une véritable relation avec lui.

On rate les bénédictions de Dieu pour toute la vie, si on les limite à un tout petit moment de la vie. Mon problème est réglé. C’est tout ce que je demande. On entend parfois parler de personnes miraculeusement guéries d’une maladie grave ou incurable. Elles ont remercié Dieu pour ce miracle. Mais elles ne sont jamais allées plus loin….Le chemin avec Jésus était-il trop difficile ?

La troisième étape : la confession des péchés

Quel est ton nom ? Que signifie ton nom ? Qui es-tu vraiment ?

Jacob ; Oui c’est moi, le tricheur, le magouilleur, l’arriviste. Oui je l’avoue.

Toute vraie conversion exige la repentance, la reconnaissance de son péché. Jacob avoue ses faiblesses, ses fautes, ses péchés. Il est enfin honnête.

C’est un processus important. Dieu agit dans notre vie quand nous reconnaissons devant lui nos péchés, nos faiblesses et nos fautes. Quant à notre problème particulier, il nous faut souvent reconnaître notre part de responsabilité.

« Si nous confessons nos péchés, il (Dieu) est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et pour nous purifier de toute injustice » 1 Jean 1: 9

Mais ce n’est pas fini

Lutter avec Dieu et vaincre

Tu ne t’appelleras plus Jacob mais Israël  car tu as lutté  (sarita) avec Dieu et les hommes et tu as vaincu.

Israël, Dieu combat. Comment l’homme peut il lutter avec Dieu et l’emporter, vaincre  ?

Victoire possible seulement si Dieu s’approche de lui, se met à sa portée, se laisse attaquer en retenant sa force. Dieu aurait pu jeter Jacob à terre à la première seconde. Dieu agit avec grâce.

Victoire

La victoire de Jacob, c’est reconnaître l’échec de tous ses efforts, de tous ses calculs.

Comme le rappelle Osée, « Il lutta avec l’ange et il sortit vainqueur, il pleura et le supplia.» Osée 12.5

La victoire, c’est saisir Dieu, non comme un moyen de réaliser ses objectifs ou d’échapper à des difficultés. C’est saisir Dieu comme un trésor désiré pour lui-même et non pour ce qu’il accorde

Mais même s’il ne nous délivre pas… diront  les trois Hébreux au roi Nabuchodonosor… devant la fournaise.

Plus « donne moi –ci, empêche ci, fais réussir ça », mais  S’il te plaît, fais moi connaître ton nom ?

Jacob s’en doute bien. Agir avec une telle puissance et parler avec une telle autorité sont les prérogatives de Dieu seul.

Connaître le nom de Dieu

Pourquoi me demandes tu mon nom ? lui répondit il. Et il le bénit là.

Dieu répond à la question par une autre question comme pour dire : réfléchis, tu as déjà compris. Mais le nom divin ne sera pas prononcé. Il ne peut être utilisé au gré de l’homme.

Connaître le nom de Dieu, c’est connaître Dieu, c’est l’aimer de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa force… c‘est le suivre

Vivre par la grâce de Dieu

Jacob nomma ce lieu Péniel car, j’ai vu Dieu face à face et j’ai eu la vie sauve.

Jacob a survécu à la lutte, au face à face avec Dieu. S’il vit maintenant, c’est par la grâce de Dieu. Si la réconciliation avec son frère est possible, c’est parce qu’il a d’abord été accueilli par Dieu.

Quand il eut passé le gué de Péniel, le soleil se leva. Jacob boitait de la hanche.  C’est pourquoi, jusqu’à ce jour, les Israélites ne mangent pas le muscle de la cuisse fixé à l’articulation de la hanche, car c’est là que Dieu avait frappé Jacob.

Les marques de la lutte

Jacob peut passer la frontière, entrer dans le pays promis. Pas comme un fier conquérant, mais comme un infirme, un boiteux. Il a gardé dans son corps les marques de la lutte. Souvenir de la victoire et rappel de la fragilité de la créature devant son créateur. Il ne peut plus faire confiance à son pouvoir ou à sa propre force. Il ne peut compter que sur son Dieu, sur l’amour et la puissance de Dieu pour tenir debout.

Fin aussi de la solution de facilité : faire un mauvais coup et prendre la fuite. Jacob doit affronter toute situation en face, en particulier celle qu’il a provoquée : Oui, je reconnais ma responsabilité, ma faute, mon péché. Que Dieu me vienne en aide !

Et voici la 4e étape, l’amitié avec Dieu, à son service

Après sa rencontre avec Dieu, la vie de Jabob ne sera plus la même. Dieu a vu les faiblesses et les fautes de Jacob, mais aussi son potentiel. Dieu sait ce qu’il peut attendre de lui. Si nous lui faisons confiance, Dieu sait toujours faire ressortir le meilleur de nous-mêmes.

Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père. Jn 15.15

Jacob est aussi un exemple pour nous. Malgré ses fautes et ses péchés, Dieu l’a choisi pour être le chef d’une grande nation, Israël.

Ainsi, Dieu peut utiliser des gens ordinaires pour faire des choses extraordinaires. Les pécheurs qui se repentent de leur péché  et se tournent vers le Christ pour être sauvés, il en fait un peuple saint, à son service.

Plus tard, après l’esclavage en Egypte, les Israélites entreront dans le pays promis. Pas à cause de leur nombre mais parce que l’Eternel les a choisis et les aime (Dt 7.7-8).

Et après l’exil ils y seront ramenés ni par la bravoure ni par la force, mais par l’ Esprit de l’Eternel (Zac 4.6).

Qui est Dieu pour moi aujourd’hui ! Est ce que je connais son nom ?

Est –ce que j’aime Dieu à cause de ce qu’il peut faire pour moi ? Ou est ce que je l’aime à cause de ce qu’il est ? Est ce que je l’aime de tout mon cœur, de toute ma force, de toute ma pensée ?

Est-ce que je suis prêt à le suivre ?

C.Streng