Marche en montagne

Un petit groupe familial est parti pour quatre jours pour marcher, pour faire une belle randonnée dans les Alpes vaudoises. Chargés de sacs à dos, heureusement pas trop lourds, ils dormaient dans des  refuges à la fin de chaque journée d’étape.

Quelle joie de marcher ensemble en contemplant les magnifiques montagnes créées par Dieu notre créateur. Elles témoignent de sa puissance, de sa sagesse infinie et variée.

Marche avec Dieu

Cette tranche de vie  a inspiré le thème de cette prédication. En effet, dans la Bible il nous est également parlé de marche.

Au tout début de la Genèse, deux hommes sont cités :

Genèse 5. 22 «Hénoc marcha avec Dieu 300 ans » ou  selon une autre traduction :«Hénoc vécut 300 ans en communion avec Dieu ».

Voici résumée en quelques mots l’expression de toute une vie. C’est  la meilleure conclusion et le meilleur souvenir que le chrétien peut laisser de sa vie ici-bas sur terre.

Mais le terme « Marcher» ou encore «cheminer » recouvre bien des expériences et situations différentes.

La marche et ses leçons spirituelles

Que signifie concrètement le fait de marcher et quelles leçons spirituelles peuvent en découler pour nous ?

1 Marcher : une  action dynamique, un mouvement

Une course en montagne, c’est le choix de l’itinéraire, établi à l’avance, que nous nous efforçons de suivre.Partis d’un point A, nous allons, à la fin de la journée, finir l’étape à un point b. Pour réaliser l’itinéraire projeté, il faut se mettre en mouvement, puis un pas après l’autre, arriver à l’objectif fixé. L’effort à fournir est variable et dépend de la difficulté du terrain :

sol rocailleux ou glissant, chemin doux et ombragé…, descente périlleuse de pente raide, chemin régulier à travers l’alpage…

La météo est un élément non maîtrisable mais déterminant dans la marche en montagne

La marche avec Dieu, c’est aussi se mettre en route, sans trop savoir ce qui nous attend

Par la foi, Abraham a obéi à l’appel de Dieu qui lui ordonnait de partir pour un pays qu’il devait recevoir plus tard en héritage. Il est parti sans savoir où il allait (Hébreux 11.8)

Ce qui importe, c’est de se mettre mouvement dans une dynamique de marche et de confiance. Là, tout au long de notre vie, le Seigneur nous invite à prendre des chemins à difficulté variable. Il est toujours là, nous le croyons, bien sûr, mais les obstacles font partie de la réalité de cette marche. Nous sommes obligés de les franchir, avec son aide, heureusement, pour pouvoir dire finalement : « Nous te reconnaissons dans toutes nos voies ».

2. Au cours de la marche : pause boisson, pause casse-croûte, instant photo, magie du paysage

Impossible de continuer dans l’effort sans ces petites pauses salutaires. Il est nécessaire de  boire,  de manger quelques fruits secs pour retrouver de l’énergie. Contempler le paysage et  mesurer tout le chemin déjà parcouru nous encourage pour la suite. Les photos resteront de bons souvenirs, un peu plus tard.

La marche avec Dieu, c’est aussi faire des pauses dans notre vie spirituelle.

Nous arrêter pour méditer sa parole et boire à longs traits à la source éternelle de la vie. Adorer et louer le seigneur, contempler sa face,  et faire nos délices de ses perfections invisibles et éternelles. Nous rappeler aussi des autels dressés par Dieu dans notre vie, c’est à dire de ces moments forts où Dieu s’est approché de nous. (ve

3. La marche, pas uniquement en solo mais à plusieurs

La marche peut se faire en solo dans la montagne. C’est une version difficile dans laquelle il nous faut puiser les ressources en nous-mêmes seulement.Pas le droit de flancher car il n’y a personne.La marche à plusieurs offre plus de ressources : les paroles ou gestes  d’encouragement, marcher dans même pas (régularité). S’attendre l’un l’autre  permet de se dépasser et d’aller au-delà de ce qu’on peut imaginer.

La marche avec Dieu, c’est aussi la marche en Eglise.

Porter les fardeaux les uns des autres,  dépasser les points critiques difficiles dans notre expérience de vie, discerner les dons  et les mettre au service de tous  pour  atteindre une plus grand maturité spirituelle. Se trouver enrichi par l’expérience des autres et ainsi encouragé pour aller de l’avant.

La marche du peuple d’Israël à travers le désert

A la suite de ses illustrations de la marche en montagne,  considérons une autre marche relatée dans le livre de l’Exode, celle du peuple d’Israël à travers le désert avec pour objectif le pays promis.

Moïse dit à l’Eternel : Voici, tu me dis : Fais monter ce peuple ! Et tu ne me fais pas connaître qui tu enverras avec moi. Cependant, tu as dit : Je te connais par ton nom, et tu as trouvé grâce à mes yeux. Maintenant, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître tes voies ; alors je te connaîtrai, et je trouverai encore grâce à tes yeux. Considère que cette nation est ton peuple.

L’Eternel répondit : Je marcherai moi-même avec toi, et je te donnerai du repos. Moïse lui dit : Si tu ne marches pas toi-même avec nous, ne nous fais point partir d’ici. Comment sera-t-il donc certain que j’ai trouvé grâce à tes yeux, moi et ton peuple ? Ne sera-ce pas quand tu marcheras avec nous, et quand nous serons distingués, moi et ton peuple, de tous les peuples qui sont sur la face de la terre ? L’Eternel dit à Moïse : Je ferai ce que tu me demandes, car tu as trouvé grâce à mes yeux, et je te connais par ton nom. Exode 33 12 à 17 

Le péché du peuple d’Israël : le veau d’or

Alors que Moïse était sur  le monde Sinaï et qu’il recevait de la part de Dieu les paroles qui devaient conduire le peuple, celui-ci lassé d’attendre le retour de Moïse désobéit gravement en construisant un veau d’or, une idole chargée de les conduire dans le pays promis.

La colère de Dieu s’enflamme vis-à-vis des Israélites et Moïse plaide leur cause pardonne maintenant… Exode 32.32

La solitude de Moïse

Dans le dialogue entre Dieu et Moïse, nous pouvons ressentir la solitude éprouvé par ce dernier  Tous ont désobéi et même son propre frère Aaron l’a abandonné. Moïse s’accroche aux promesses de Dieu autant qu’il peut mais il a besoin d’un assistant, d’une aide

«qui enverras tu avec moi ? »

Dieu marchera avec Moïse et avec son peuple

Et voici la réponse de Dieu à un Moïse découragé, fatigué :

Je marcherai moi-même avec toi et je te donnerai du repos Exode 33.14

Dieu en personne s’engage à conduire le peuple et à se tenir au côté de Moïse pour le soutenir et lui procurer le repos donc il a besoin quand la charge est trop fatigante.

Face à un peuple changeant et désobéissant Dieu fait alliance avec son peuple  et s’engage à marcher avec lui. Cela sera remarqué par tous les peuples :  «Dieu Emmanuel, Dieu avec nous»

Nous comprenons donc à travers cet épisode que sans la présence de Dieu à nos cotés,  la marche est impossible

Comment marcher et suivre les balises de Dieu (petits signes nous indiquant le bon itinéraire) pour notre marche

Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui, étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi, d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces. Colossiens 2.6-7 

Souvenons-nous de notre premier amour, de notre empressement à suivre le maitre. jésus est notre modèle la balise sûre  pour notre vie. La joie, la reconnaissance donne de l’allant à notre marche. Nous trouvons dans la Parole  un solide équipement pour la marche et le combat

« Marchez sous  la direction de l’esprit »

Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chairGalates 5.16 

Le seigneur a déposé dans nos cœurs son Esprit Saint.  C’est la meilleure boussole et le meilleur accompagnateur qui soit. Attention aux chemins sans issue et aux détours. Apprenons à discerner sa voix  pour nous attacher à ce qui est invisible et à exercer notre foi dans notre marche quotidienne. Même si le chemin devient ardu, resserré et pénible, Dieu est là et marche lui-même avec nous.